Qu’est-ce qu’un texte de qualité pour Google ?

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L’IA de Google permet-elle de détecter la qualité d’un texte ou est-ce un écran de fumée ?

Nous développons toujours la chronique pour qu’un site amplifie lui-même sa puissance. Nous allons, cette fois-ci, aborder plus en détail le point 2 de la chronique sur l’amplifcation naturelle d’un site. Nous parlons de contenu, certes, mais pas forcément comme nous vous en entretenons habituellement.

Loin de moi l’idée de vouloir dire à mes amis rédacteurs comment ils doivent écrire. Chacun a son ton, son style, son expression. Je n’ai rien à dire là-dessus.Par contre, certains tarifs me laissent perplexe. En, 2019, vous trouvez des textes à 25 euros HT pour 500 mots. Je ne pense pas que le contenu sera de qualité à ce prix. Cela sera même carrément une dépense inutile, à mon humble avis.Votre site est précieux pour vous. Par conséquent, donnez-vous les moyens de lui créer de la valeur ajoutée.

Dans les Faits

Oui, avec de la bouillie, ça montera peut-être un peu dans Google. Pour autant, n’attendez pas beaucoup de conversions de ces pages-là. En outre, vous allez devoir faire beaucoup de pages pour compenser. Au final, votre site ne sera qu’une immense daube. (Désolé si ma franchise vous surprend dans ces colonnes.)Honnêtement, il faut bien reconnaître que le niveau des textes sur les sites est souvent pitoyable. À force de tirer les prix vers le bas, la claque tant méritée arrive à un moment ou à un autre.Je fais rarement commerce de rédaction de contenu. Donc, je suis relativement neutre là-dessus et j’en confère d’autant plus facilement.

Mais alors pourquoi cette chronique ?

Google parle beaucoup de qualité, mais c’est une machine. Vous devez lui donner des signaux palpables, car il n’est pas très malin. Ceux-ci portent beaucoup sur la forme. C’est sur ce point que je peux vous confier mes constats ou suppositions.Je vous propose ici une check-list d’imperfections à éviter, car, selon moi, facilement détectables. Leurs corrections pourront faire la différence. Une page bien écrite deviendra un contenu perçu par la machine comme étant de qualité. Car oui, écrire avec le cœur ou avec ses tripes peut ne pas toujours suffire…De toute façon, si vous êtes annonceur, ne rognez pas sur les budgets de rédaction. C’est une anomalie stratégique.

Les erreurs courantes

Check-list sans classement particulier…– Le contenu n’est pas aéré. Il comprend de gros blocs de texte avec des phrases super longues.=> Faire de petits paragraphes (3-4 lignes) avec des phrases courtes (15 mots maxi). Normalement, cela repose l’œil du lecteur. Google doit savoir qu’en faisant cela, vous avez pensé que vous serez lu. Notez que scinder une phrase en deux nécessite souvent une reformulation, pas simplement une coupure.– Le Keyword stuffing est en action. Nous le savons, pourtant nous en constatons tous les jours. Les mots-clés sont regroupés dans un unique bloc. Ils ne sont pas ventilés sur tout le texte.=> Il faut répartir les mots-clés sur l’ensemble du texte. Ces derniers ne sont pas les seuls concernés. C’est aussi valable pour n’importe quelle expression.– Répétition abusive des autres termes signifiants du texte. Un même mot signifiant utilisé dans 3 phrases qui se suivent alourdit la lecture. Il est extrêmement facile pour une machine de repérer cette anomalie. => Personnellement, je demande souvent à mon ordinateur de me lire le texte à haute voix. Je ferme les yeux et j’écoute. Avec l’aide de l’audio, ce type de défaut vous fait bondir ! Vous pouvez également vous assister d’un logiciel comme Druide-Antidote.– Le texte ne correspond pas avec son titre. Nous voyons parfois un titre « putaclic » et quand nous lisons, ça fait plouf… Parfois aussi, le sujet nous plaît, nous lisons, mais nous nous demandons quand il va enfin être abordé et traité !=> Le contenu doit expliciter le titre éditorial. Vous devez rester dessus et ne pas digresser. Votre visiteur vient vous honorer de sa lecture, tenez la promesse faite par votre titre.Potentiellement repérable via les dictionnaires dont dispose Google, certains mots précis sont rattachés à chaque sujet. S’ils sont absents, c’est curieux. Même si le système n’est pas encore parfait, c’est ce que nous essayons de faire avec les metamots.– Les intertitres ne correspondent pas avec les paragraphes qu’ils englobent.=> Les paragraphes développent les intertitres; ils sont liés. Nous avons là exactement le même souci que précédemment. Votre intertitre est censé coller à une problématique. Assurez-vous qu’effectivement vous y répondiez.Mais pas seulement car vous pouvez être tenté d’aborder d’autres points dedans. Demandez-vous s’il ne vaut pas mieux faire un second texte détaillant ces nouvelles idées. Vous ferez, ensuite, un lien vers celui-ci. – Les balises vont par paires sauf la H1 et sont imbriquées.=> Vous ne mettez pas une seule H2 ou une seule H3, etc. Les H3 doivent être incluses dans une H2, les H4 dans une H3… Quoi de plus facile à vérifier pour un algorithme ?

– Le « chapô » est très long. Il ne correspond pas à la pyramide inversée chère à Isabelle Canivet.

=> Le « chapô » doit faire un et un seul paragraphe et annoncer la couleur. Soit la personne a envie de lire ensuite, soit pas. Mais ne la trompez pas… Google a plusieurs façons de savoir si, dès le départ, vous tentez de mystifier votre lecteur. L’une d’entre elles est le retour à la SERP. Mais il y a d’autres méthodes comme la présence de certaines ponctuations, etc.– La « title » et la H1 sont exactement les mêmes.=> Elles doivent toutes les deux commencer par l’expression à valoriser, mais être différentes. Elles doivent aussi être uniques. La « title », de plus, doit être limitée en nombre de caractères. Identiques, ça sent l’automatisme à plein nez et, au mieux, la fainéantise. La « title » s’adresse surtout à ceux qui lisent un résultat de recherche. La H1 vise celui qui est déjà sur votre site ou votre page. Ici, je ne parle pas forcément de la triplette du bourrin de Laurent Bourrelly. Je fais référence au signal d’indifférence que vous envoyez au moteur !– La « metadecsription » est trop généraliste.=> La « metadescription » doit inciter à la lecture du texte. Elle est destinée à conforter l’internaute qui est sur Google. Elle est différente du « chapô ». N’utilisez jamais de métadescription automatique. Rédigez-là soigneusement, comme s’il s’agissait d’un texte d’annonce adwords. Reprenez dedans le mot-clé pressenti, car Google va tenter de les mettre en gras.NOTE : quelque part, la « title » et la « meta-description » font partie du marketing. La h1 et le contenu concernent plutôt la rédaction. Il y a une subtilité à comprendre ici.– Le texte est déjà présent en partie ou en totalité sur le net.=> Vous devez faire un texte unique. Savoir qu’on a rédigé soi-même son contenu ne suffit pas. Nous sommes souvent influencés par ce que nous avons lu ou entendu. Par ailleurs, le hasard fait aussi partie de la vie. Google ne s’intéresse que peu à ce qu’il a vu par avant. Je pense que nous le savons tous, mais nous l’oublions souvent.– Le langage n’est pas adapté : jargon, argot, etc.=> vous devez choisir le bon langage (registre courant, voire soutenu, et non familier). Je ne me prive pas moi-même d’un zeste d’humour dans mes chroniques. Mais il faut faire attention à certaines expressions, utilisables uniquement à l’oral. Google lit tout. Il peut parfaitement buter sur un terme qu’il juge « ennemi » de votre lectorat. Cela fera baisser la note qualité. Pour ma part, j’ai remarqué une baisse d’intérêt pour certains contenus quand le ton sonnait « trop forum ».– Le texte est bourré de fautes ou de mots trop rares.=> Faites un texte sans faute, en français correct avec la bonne ponctuation. En pratique, Google n’est pas un être humain. Les fautes et mots rares peuvent jouer contre vous. Vous pouvez user de mots rares. Toutefois, ils doivent être utilisés dans votre thématique, et passim. Vous prenez un risque sinon.La ponctuation a aussi son importance. L’analyse s’opère par fragments séparés par certains signes. Sur certaines thématiques, hors des smyleys, nous avons trouvé beaucoup de « ; ». Un manque de « ; » pourra, alors, dégrader l’appréciation que le moteur aura de votre prose. C’est assez curieux.– Les langues sont mélangées.=> Vous ferez une page par langue en utilisant la balise hreflang. En pratique, cela a toujours été un souci pour Google. Du coup, un morceau en anglais dans un texte français peut passer pour du charabia. Par contre, utilisé en citation courte, cela peut tout de même être toléré.

 

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