Le maillage interne à pleine puissance

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Pouvons-nous complètement rater notre maillage interne ? La réponse est oui, malheureusement. C’est pourquoi je vais vous expliquer ici quels sont les enjeux et méthodes qui s’y rattachent.

Le maillage interne est la clé de voûte de votre SEO

Nous avions déjà parlé du maillage interne, sous d’autres angles :

Aujourd’hui nous allons voir cela à l’échelle d’un site…

Objectif : amplifier la puissance du site au grand complet

Une question : pouvons-nous tout lier avec tout ? La réponse est non. Auparavant, dès que nous apercevions un mot-clé dans un texte nous faisions un lien vers la page portant ce mot-clé principal.

Nous arrivons alors à des déséquilibres entre certaines pages qui recevaient plus de liens que d’autres. Nous avions aussi le cas de pages qui ne faisaient aucun lien vers d’autres, un vrai gâchis. Ce système chaotique a montré ses limites.

Ce type de maillage interne n’a plus d’avenir pour amplifier la puissance d’un site.

Même en utilisant une expression exacte pour lier la page, le contexte sémantique du lien n’est pas assuré.

  • Il faut à la fois une affinité entre la page qui fait le lien et la page qui le reçoit.
  • Il faut également contextualiser le lien : quelle promesse faites-vous à la personne qui clique dessus ?
  • Il faut assurer aussi que Google puisse trouver dans le contexte proche du lien de quoi le satisfaire…
Comme nous le voyons, nous sommes loin du compte sur la plupart des sites !

Un maillage interne aujourd’hui ne peut délivrer toute sa puissance qu’en travaillant minutieusement. La tentation serait d’imaginer que nous pouvons nous en tirer en maillant les pages d’une même catégorie. Mais ce serait confondre classement thématique et sémantique prédictive.

La première tentative de maillage interne un tant soit peu organisé a été finalement le cocon sémantique de Laurent Bourrelly. Les résultats ne donnaient souvent satisfaction que sur les gros sites même s’il y a eu des exceptions. Il fallait avoir du temps : commencer par 40 pages ou un peu plus. Si au bout de 6 mois cela n’était pas suffisant, nous devions en ajouter jusqu’à tant que cela donne les résultats attendus. La démarche est encore empirique pour beaucoup de SEO.

Un vrai marathon, mais au moins, il y avait cette notion d’un maillage organisé sur plusieurs pages à la fois.

La façon de faire était précisément de créer des pages “thématiques”, mais créées spécialement pour avoir un lien logique entre les pages. Ce lien se nomme le glissement sémantique. Cette méthode était faite à l’instinct, en croisant les doigts pour que Google y trouve son compte ;-).

L’art et la manière de faire un cocon sémantique feront l’objet de la prochaine chronique. Revenons au maillage interne pour amplifier la puissance globale.

Comment amplifier la puissance d’un site

Il faut que le jus circule abondamment dans le site. C’est à partir de la quantité de chemins multiples via les liens in-text que le site va s’amplifier. Le souci va être l’équilibre de cette circulation. Vous allez me rétorquer, qu’il y a les menus, oui, mais où est la contextualisation des liens dans un menu ?

D’un strict point de vue sémantique, un menu ne vaut rien. Le fil d’Ariane ? Pratique sans doute pour l’internaute dans sa navigation. Mais un fil d’Ariane n’apporte rien au final. Peu intéressant pour le SEO hormis l’affichage dans les SERPs éventuellement. Oui, je sais, certains y croient dur comme fer, mais non, ça ne pèse rien, désolé !).

Finalement, chaque lien contextualisé permet de conserver davantage de temps le surfeur de Google sur votre site. Vous gagnez un “point” chaque fois que vous lui permettez de faire un saut de page en page. Un point, mais pas à n’importe à quelles conditions : seulement où il a pu effectuer une prédiction et qu’elle s’est réalisée. La multitude des chemins possible va profiter à votre site, car il offre à Google de multiples possibilités d’essayer “des choses”. Nous disons souvent que l’objectif du maillage est d’empêcher Google de sortir du site. Pour ce faire, il faut le tenter sur chaque page via les liens in-text. Bien sûr, c’est une image, mais c’est l’idée.

Une nuance de taille toutefois, dans un site classique, les sujets abordés sont multiples. Vous aurez donc éventuellement un certain croisement intersujet… ou pas.

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